Vendredi dernier, l’Agence d’évaluation environnementale des Pays-Bas rendait public un rapport selon lequel la Chine était aujourd’hui le premier émetteur de dioxyde de carbone, devant les États-Unis.
Dans le cas de la Chine, l’industrialisation et le développement du pays impliquent une utilisation de plus en plus fréquente d’énergies fossiles (notamment du charbon), et une production de plus en plus importante de ciment, qui sont les deux premières sources de pollution au CO2.
Les chiffres sont éloquents : à cause de ses émanations de CO2 qui ont augmenté de 8% en 2007, la Chine a généré les deux tiers de la hausse de la pollution au dioxyde de carbone sur cette année.
A cette pollution, il faut aussi ajouter celle engendrée par les chinois qui tendent à calquer leur mode de vie sur celui des occidentaux (quand ils peuvent se le permettre).
Ils sont et seront de plus en plus nombreux à vouloir une voiture à la place de leur vélo, à vouloir voyager en avion, à consommer et à produire des déchets dès que leurs revenus s’élèveront.
Et il est difficile de savoir si la situation peut s’améliorer en Chine.
En effet, dans le cadre de l’organisation des JO de Pékin, la Chine a redoublé d’efforts pour que la pollution atmosphérique ne perturbe pas le bon déroulement des épreuves (délocalisations d’usines, tests de circulation alternée, restrictions d’utilisation du charbon…)
Ces actions sont un bon début, mais ce n’est qu’avec une politique réaliste et axée sur le long terme que la Chine quittera le peloton de tête des pays pollueurs.